Les ressources naturelles des Comores, notamment à Anjouan, subissent une forte pression due à la très forte densité de population, la pauvreté généralisée et la dépendance à l’agriculture pour 80 % de la population. Les méthodes agricoles semi-traditionnelles pratiquées sont extensives pour la plupart et n’arrivent pas à répondre à ces défis.
Depuis les années 1980, l’intensification de la production agricole s’appuie généralement sur la monoculture ainsi que l’utilisation d’engrais et de pesticides chimiques. Ces méthodes accentuent la dégradation des écosystèmes et entraînent un risque pour la santé de la population.
L’agroforesterie a toujours eu une place importante dans le paysage comorien, plus particulièrement à Anjouan, où les arbres et haies vives sont intégrés aux cultures. Toutefois, l’intensification agroécologique des parcelles agroforestières reste à développer. L’association de cultures, l’utilisation des rotations ou encore la gestion de fertilité sont peu pratiquées.
Ces méthodes permettraient d’améliorer les moyens de subsistance des agriculteurs.trices, de réduire les pressions sur les forêts et les récifs, et de garantir une meilleure résilience face aux dérèglements climatiques.
Le Programme Agroforêts de Dahari capitalise sur notre programme agricole mené depuis 2013 et notre programme de reboisement mise en place depuis 2016. L’approche en cours de développement combine la mise en place d’un réseau de fermes agroécologiques “modèles” avec le renforcement du reboisement dans le paysage agricole. Nous ciblons à la fois une amélioration de la productivité ainsi que la sécurisation des services écosystémiques.
Avec l’appui de :




Nos résultats clés

Nos zones d’intervention programme agroforêt


Des actions de reboisement sont menées pour la restauration des terres dégradées et l’amélioration
des conditions de vie du village de Jimilimé aux Comores.
La résilience et la solidarité jouent un rôle crucial dans la reconstruction des communautés après des catastrophes naturelles.
En utilisant mieux les ressources, l’association des cultures maraîchères contribue à optimiser la productivité agricole.
Le maraîchage biologique améliore les rendements tout en respectant l’environnement grâce à une technique d’association de cultures.
La technologie de plant issu de fragment de tige (PIF) permet une multiplication rapide des bananiers, assurant ainsi de meilleurs rendements.
