Voici l’édito du rapport qui résume le progrès pendant l’année.
En février 2022 nous avons publié un nouveau plan stratégique avec comme mission d’appuyer les communautés rurales à restaurer les écosystèmes des Comores. C’était un moment clé pour notre ONG : en capitalisant sur les expériences depuis notre création en 2013, nous avions cherché à développer des programmes avec plus d’impact sur les ressources naturelles et les moyens de subsistance des populations rurales. Cette transition impliquait toutefois une refonte significative de nos activités.
Aujourd’hui, grâce à la patience des agriculteurs.trices et pêcheurs.euses avec qui nous collaborons, au soutien continu de nos partenaires techniques, et à l’engagement de nos bailleurs – notamment à travers un financement transformateur de Cartier for Nature – nos nouveaux programmes prennent forme et produisent leurs premiers impacts.
Les chiffres clés actualisés fin 2025 illustrent l’envergure de nos actions sur les îles d’Anjouan et de la Grande Comore. Le programme de reboisement, seul reconduit de la précédente stratégie, totalise 340 000 arbres plantés par les agriculteurs.trices depuis 2017. Une grande avancée en 2025 était son déploiement sur le site de la Grille au nord de la Grande Comore, qui a suscité une forte demande pour des arbres dans la zone (page 25).
Les autres chiffres programmes (40 accords de conservation forestiers et 4 réserves marines permanentes) reflètent des actions en phase de développement depuis 2022. Nous sommes convaincus que les efforts importants menés dans la co-construction de ces programmes entre nos équipes et les communautés constituent des fondations solides pour leur pérennisation, avec notamment une extension significative des réserves marines permanentes finalisée fin 2025 (page 21). En 2026, nous allons chercher à consolider l’impact des accords forestiers sur la déforestation, avant de planifier leur déploiement à plus grande échelle (page 11).
Une nouvelle importante de l’année était le reclassement de l’espèce phare des Comores, la Roussette de Livingstone (Pteropus livingstonii). L’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) a officiellement déclassé l’espèce de la catégorie « En danger critique d’extinction » à la catégorie « En danger », grâce aux données de population collectées depuis 2013. Nous élaborons les raisons derrière cet arbitrage en page 14.
Ce travail de refonte stratégique mobilise fortement nos équipes et notre énergie, impliquant une priorisation progressive des programmes. Ainsi, en 2026, nous allons avancer le travail sur le programme agroforêts afin d’en affiner le ciblage et de renforcer son intégration avec nos programmes forêts et marin.
Lire le rapport complet en deux versions :




