Portrait de Fiona Wanjiku Moejes, responsable du programme Gestion des Ressources Marines au sein de Dahari

Ce 11 février, partout dans le monde, est célébrée la “Journée internationale des femmes et des filles de science”. L’occasion de vous partager le portrait inspirant de Fiona Wanjiku Moejes, responsable du programme Gestion des Ressources Marines au sein de Dahari.

Dans quel domaine as-tu fait tes études  ?
Pour mon diplôme de premier cycle, j’ai étudié la génétique médicale à l’Université de Sheffield au Royaume-Uni. Pour mon Master, j’ai travaillé sur des microalgues comme source de biodiesel. Ça a vraiment déclenché une passion en moi pour les microalgues. J’ai donc décidé de terminer un doctorat en microbiologie marine appliquée où j’ai étudié les communautés microbiennes associées aux cultures de microalgues pour voir si elles pouvaient aider à stabiliser les grandes cultures commerciales (un peu comme un probiotique pour les cultures de microalgues) ! J’ai vraiment aimé développer et mettre en œuvre des projets ainsi que travailler avec des équipes multidisciplinaires. Ces expériences m’ont amenée à poursuivre une carrière en gérant plusieurs projets de recherche (internationaux et nationaux, en Allemagne et en Irlande). Ma volonté de m’impliquer dans des projets pouvant améliorer la vie des autres associée à une forte conviction que nous devons apprendre, respecter et conserver les océans, m’a amenée à m’investir dans les approches communautaires de conservation marine sur l’île d’Anjouan.

Fiona lors de la Food4Futureconference – Septembre 2018

Pourquoi avoir choisi le domaine des sciences ? Qu’est-ce qui a provoqué un déclic en toi qui t’a poussée vers les sciences ?
J’ai toujours été une personne curieuse qui souhaite en savoir plus sur le monde dans lequel nous vivons. C’est cette soif constante de savoirs qui m’a amenée à la science.

Que voulais-tu faire étant petite ?
Je n’étais jamais très sûre du métier que je voulais faire… J’ai même souhaité devenir joueuse de basket à un moment ! Ensuite, j’ai voulu travailler dans la finance car j’aimais les mathématiques. Puis j’ai voulu devenir médecin car je voulais aider les gens. Mais j’ai réalisé que j’aimais davantage connaître les maladies et le fonctionnement du corps humain plutôt que guérir les gens directement. J’ai donc poursuivi une carrière scientifique.

Avais-tu un modèle féminin à qui tu voulais ressembler lorsque tu étais plus jeune, que ce soit enfant ou adolescente ?
Pendant mes études de doctorat, Dr Julie Maguire, mon superviseur, est devenue mon modèle. C’est une scientifique incroyable qui a une approche très ouverte de la science et qui soutient toujours les jeunes scientifiques et leurs idées. Selon elle, la curiosité et le travail acharné “font” un grand scientifique. Elle m’inspire à rester ouverte et à apprendre de nouvelles choses tous les jours.

J’ajouterai aussi qu’il n’y a pas beaucoup de scientifiques célèbres qui me ressemblent. En effet, il n’est pas courant de voir une femme noire dans des domaines scientifiques. J’espère toutefois que nous pourrons changer le récit afin de donner aux générations futures des modèles qui leur ressemblent !

Quel(s) conseil(s) donnerais-tu aux jeunes filles pour les encourager à s’intéresser aux sciences ?
La science est partout ! La science vous fait vous questionner et analyser des choses qui sont importantes aujourd’hui. Donc, si vous devenez scientifique, vous n’avez pas à être coincé(e) dans un laboratoire, vous pouvez appliquer votre expérience pour devenir avocat, écologiste, enseignant, femme d’affaires, etc. !
De plus, ne laissez personne vous dire que vous ne pouvez pas le faire ou que la science est juste réservée pour les gens « ringards ». C’est pour tout le monde ! Et le monde de la science a besoin de plus de diversité… Nous avons besoin de personnes de différents horizons pour améliorer le comment et le pourquoi nous faisons de la science.

Échantillonnage d’algues – Mars 2019

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