Un nouveau projet pour la gestion des ressources marines dans la péninsule de Sima

Depuis septembre, nous avons démarré une nouvelle initiative pour la conservation marine et la gestion de la pêche aux Comores.

Les Comores se trouvent au sein du Nord du Canal de Mozambique, un endroit récemment identifié comme ayant la biodiversité récifale la deuxième plus élevée du monde après le Triangle du Corail dans l’océan Indo-Pacifique.

Les Comores sont parmi les pays les plus vulnérables concernant la dégradation des récifs coralliens à cause d’une dépendance forte des ressources récifales, d’une sensibilité élevée au changement climatique, et de fortes pressions humaines sur les récifs et leurs ressources, notamment à cause de la pêche artisanale.

 

Nous voulons mettre en valeur la pêche, une activité omniprésente aux Comores

La pêche étaye l’existence humaine sur les îles comoriennes, le poisson est la source principaledeprotéines et unesource derevenus très importante. Les pêcheurs risquent leur sécurité et leurs finances face à une nature capricieuse (les orages et l’agitation de la mer), à des marchés instables (l’accès difficile au matériel et les changements réguliers des prix) et des infrastructures insuffisantes (pas de moyens de stockage et de transport des produits pêchés).

Presque tous les comoriens ont un côté pêcheur. Ils le sont professionnellement, ou s’improvisent pêcheurs pour nourrir leur famille, pour payer les factures médicales pour un membre de la famille, ou pour passer le temps avec des amis.

Crédits : Said Ahmadi

Crédits : Said Ahmadi

 

Nous donnons aux pêcheurs l’opportunité de surmonter les obstacles

Pour la stabilité – l’histoire sociale et politique des Comores a empêchéla transmission d’unhéritage de traditions pour la gestion de la pêche comme celles pratiquées dans l’océan Indo-Pacifique. Nous offrons aux communautés une gestion stable et pérenne, au lieu de repartir de zéro avec chaque nouveau projet ou chaque changement politique.

Pour la durabilité – face aux problèmes récurrents comme la croissance rapide de la population, le changement climatique, et les intérêts des pays étrangers dans la pêche légale et illégale aux Comores, nous développons des outils et des réseaux pour donner le pouvoir auxpêcheurs de surmonter cesproblèmesglobaux.

Pour la reconnaissance et le soutien – d’un gouvernement qui manque de capacité et de transparence, des bailleurs qui croient que les plus grands impacts ne se font que dans les plus grands pays avec les plus grandes populations, et de la communauté mondiale, qui pour la plupart n’ont jamais entendu parler des Comores. Nous cherchons des opportunités pour que les pêcheurs puissent faire entendre leurs voix.

Credits : David Gibbs

Credits : David Gibbs

 

Nous voulons accompagner les pêcheurs à aller de l’avant, tout en valorisant l’expertise traditionnelle comorienne

Parce que l’esprit de communauté est fort aux Comores, la gestion des zones de pêches doit se faire au niveau local. Ailleurs, les communautés ont déjà valorisé leurs points forts afin degérer et de conserver leurs zones de pêches et leurs ressources naturelles marines. C’est l’exemple que nous voulons suivre. Notre collaboration avec Blue Ventures et l’association UMAMA de Bimbini nous permet de tirer des leçons des expériences vécues, d’augmenter le soutien technique et financier aux communautés, et d’encourager les groupements à persévérer pour soutenir les zones de pêches. Nous avons déjà utilisé cette approche pour défier des obstacles similaires dans le secteur agricole. Nous savons qu’il faut se baser sur des exemples locaux pour atteindre nos objectifs de conservation et de gestion des ressources naturelles.

 

Credits : David Gibbs

Credits : David Gibbs

 

Nous célébrons notre nouveau partenariat et notre vision partagée

Ensemble, Dahari, Blue Ventures, UMAMA et les pêcheurs comoriens se dirigent vers une gestion de la pêche efficace et durable. Nous anticipons un avenir positif pour l’écologie, l’économie, et la gouvernance des zones de pêches comoriennes, et nous espérons que vous partagerez notre vision.

Credits : Sarah Freed

Credits : Sarah Freed

 

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Le programme de gestion marine de Dahari et blue Ventures est financé par le Fonds de partenariat pour les écosystèmes critiques (CEPF), une initiative conjointe de l’Agence française de développement, de Conservation International, de l’Union européenne, des fonds pour l’environnement mondial, du Gouvernement japonais, de la fondation John D. et Catherine T. MacArthur et de la banque mondiale.

 

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