Début d’intervention de Dahari sur l’île de Grande Comore

Le 2 octobre dernier, le directeur exécutif de Dahari Ibrahim Said était à la Grande Comore pour rencontrer les membres du Réseau Solidarité Paysanne – Ujamaa. Cette rencontre marque la première intervention de Dahari sur l’île de la Grande Comore. De retour de la capitale, Ibrahim Said répond à nos questions.

Ibrahim, Dahari intervient en appui agricole à Anjouan.
Quelles évolutions cette intervention a-t-elle engendrée sur l’île ?

L’ONG Dahari intervient dans neuf villages au Sud de l’île d’Anjouan dans l’accompagnement des populations locales pour le développement agricole, la gestion des ressources naturelles et la conservation de la biodiversité. Nous sommes ici depuis 6 ans en tenant compte de l’historique du projet ECDD. Des techniques agricoles qui ont déjà fait leurs preuves aux Comores ont été améliorées dans leurs utilisations quotidiennes et d’autres innovations ont été introduites par Dahari. Aujourd’hui, on constate une responsabilisation des paysans de plus en plus remarquable dans la conduite des productions maraîchères et de productions vivrières dans les villages où nous intervenons. De plus, l’organisation des sessions de formation par la méthode de Champ–Ecole–Paysan et la mise en place des petites infrastructures agricoles telles que des périmètres irrigués participent à la naissance des noyaux de groupements de producteurs qui deviendront forcément des organisations paysannes à moyen terme. Alors, je pense qu’il est temps de faire bénéficier nos expériences à d’autres régions de l’Union des Comores.

L’ONG a-t-elle des projets qui concernent les autres îles des Comores ?

L’intérêt de faire bénéficier les expériences acquises à Anjouan aux autres producteurs agricoles de la Grande Comore et de Mohéli est une priorité pour les membres du Conseil d’Administration et l’équipe de gestion de l’ONG Dahari pour les prochaines années. C’est pourquoi le 18 août à Moroni nous avons signé un protocole d’accord entre Dahari et le groupement agricole Réseau Solidarité Paysanne – Ujamaa.photo-ujamaa

En octobre, j’ai de nouveau effectué une rencontre avec les membres du Réseau Solidarité Paysanne – Ujamaa. Ils m’ont invité dans le périmètre maraîcher de Moroni–Séréhini à Ngazidja pour visiter les lieux et planifier les appuis techniques qui entrent dans notre protocole d’accord.

Pouvez-vous nous en dire plus sur ce protocole d’accord ?

L’association Réseau Solidarité Paysanne – Ujamaa, est un groupement d’une trentaine de jeunes comoriens installés dans la zone de Moroni-Séréhini pour faire des productions maraîchères leurs principales sources de revenus. Les actions déjà accomplies démontrent un vrai engagement des membres pour faire prospérer leurs activités économiques. Le 02 octobre à Séréhini, j’ai rencontré l’ensemble des membres de l’association UJAMAA avec l’encadreur technique du groupement Thembo Vhosi Thoma dans leurs parcelles. Cette visite m’a permis de prendre connaissance des potentiels et des atouts qui existent dans le périmètre. J’ai aussi constaté les multiples contraintes qui persistent et qui nécessitent des appuis techniques et des infrastructures agricoles pour rendre les productions maraîchères régulières. J’ai exprimé l’engagement de l’ONG Dahari à côté du groupement Ujamaa. Cet engagement s’exprime par l’apport des innovations techniques qui ont démontré des bons résultats pour les producteurs agricoles d’Anjouan et l’accompagnement de Dahari dans la professionnalisation de l’association Ujamaa.

D’autres accords nationaux vont-ils suivre celui signé avec Ujamaa ?

L’ONG Dahari reste toujours ouverte à toute forme de collaboration dynamique avec les acteurs comoriens étatiques et non étatiques pour le développement agricole, la gestion durable des ressources naturelles et la conservation de la biodiversité aux Comores. Le protocole d’accord entre Dahari et l’association Réseau Solidarité Paysanne – Ujamaa est témoin de la volonté de Dahari de nouer des partenariats avec d’autres acteurs de l’Union des Comores. Ce que je peux vous dire, c’est que nous sommes très conscients de l’immensité de besoins d’appuis qui existent dans nos domaines d’intervention ; alors Dahari ne peut pas faire cavalier seul. Notre approche d’élargissement s’appuiera toujours sur des accords avec des partenaires techniques reconnus et les acteurs qui sont sur le terrain.

 

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