La biodiversité des Comores

Aujourd’hui 22 mai c’est la journée internationale de la biodiversité! Cette année la biodiversité insulaire est à l’honneur.
A cette occasion, Dahari vous présente les espèces animales terrestres emblématiques d’Anjouan et des Comores.

Le drongo Dicrurus forficatus potior

Le drongo Dicrurus forficatus potior

Le drongo Dicrurus forficatus potior

A cause du relief et de la forêt dense, nous sommes souvent obligés d’identifier les oiseaux à partir de leurs chants. Le drongo Dicrurus forficatus potior est une sous espèce endémique d’Anjouan du drongo malgache. Il n’est pas facile de l’identifier simplement à l’écoute à cause de ses multiples façons de chanter. Selon Ishaka Said, technicien du projet, cet oiseau arrive à imiter d’autres oiseaux.

 

Le Leptosomus discolor intermedius

Le Leptosomus discolor intermedius

Le Leptosomus discolor intermedius

Leptosomus discolor intermedius ou courol d’Anjouan est une sous espèce endémique d’Anjouan. C’est un oiseau très facile à identifier par son chant exceptionnel et répétitif « Kéwouuuuu kéwouuu kéwou ».

 

Le pigeon brun des Comores

Le pigeon brun des Comores

Le pigeon brun des Comores

Le pigeon brun des Comores ou Columba polleni est endémique dans les îles de l’archipel des Comores. Cet oiseau est plutôt du genre timide et il ne chante pas beaucoup. Son habitat se situe dans les parties restantes de la forêt naturelle de l’île.

 

Le founingo des Comores

Le founingo des Comores

Le founingo des Comores

Alectroenas sganzini sganzini (le founingo des Comores) est aussi endémique aux iles Comores. Cet oiseau est très connu grâce à la beauté des yeux. Dans la tradition Anjouanaise, on attribue son nom en Shindzuawani (ninga) à une fille pour insister sur sa beauté exceptionnelle.

 

Le Zosterops maderaspatana anjouanensis

Le Zosterops maderaspatana anjouanensis

Le Zosterops maderaspatana anjouanensis

Le Zosterops maderaspatana anjouanensis est une sous espèce du zostérops Malgache endémique à Anjouan. Il est très facile à identifier car la plus part du temps il se déplace en groupe et possède un chant similaire à celui des poussins.

 

L’Accipter francesiae pusillus

L’Accipiter francesiae pusillus

L’Accipiter francesiae pusillus

L’Accipiter francesiae pusillus est un chasseur exceptionnel de gros insectes, de reptiles et d’oiseaux. C’est une espèce endémique d’Anjouan.

 

 

Le Terpsiphone mutata vulpine

Le Terpsiphone mutata vulpine

Le Terpsiphone mutata vulpine

Le Terpsiphone mutata vulpine est une sous espèce du gobemouche paradis malgache endémique d’Anjouan.

 

 

Le petit-duc d’AnjouanLe petit-duc d’Anjouan

Le petit-duc d’Anjouan est un oiseau rapace et nocturne de la forêt. Cette espèce endémique de l’île d’Anjouan a été pensée éteinte jusqu’à sa dernière découverte en 1990 avec une estimation d’environs 200 individus. En 2011 sa population est estimée à  4000-4500 individus.

 

La roussette Pteropus seychellensis

La roussette Pteropus seychellensis

La roussette

Aux Comores, la chauve-souris répond au doux nom de « roussette », vraisemblablement à cause de sa petite tête, jaune orangée, toute poilue, que les comoriens appellent Ndrema ou Ndremela. On raconte qu’elle descendait d’un maki fainéant qui aurait consulté la sorcellerie pour aller chercher les fruits plus facilement en haut des arbres. Le résultat est que maintenant, makis et roussettes passent leurs temps à se disputer les papayes. En tout cas les roussettes favorisent la dispersion des espèces végétales et jouent un rôle fondamental dans la pollinisation. La plus commune, la Pteropus  seychellensis,  a la tête jaune et une envergure d’environ 1,20m.

 

La roussette de Livingstone

La roussette de Livingstone

La roussette de Livingstone

La plus célèbre roussette est la Livingstone, découverte sur l’ile de Mohéli par le chercheur David Livingstone. Elle se distingue par sa taille géante et sa couleur entièrement noire. L’envergure des ailles peut atteindre 1,50m à 2m. Endémique, on ne la trouve qu’aux Comores, notamment dans des zones très accidentés des forêts des îles d’Anjouan et de Mohéli. Cette espèce est menacée d’extinction, notamment en raison de la déforestation, de la dégradation de l’environnement, du changement climatique, mais aussi par manque d’information sur cette espèce. Pour éviter qu’elles ne disparaissent, les roussettes de Livingstone sont protégées.

 

Le lémur Mongos

Le lémur Mongos

Le lémur Mongos

Le Lémur mongos, que l’on trouve à Madagascar et aux Comores, mesure 30 à 40 centimètres et comporte une queue mesurant de 40 à 65 centimètres environ. Il vit dans les forêts caduques, en petits groupes familiaux. Il a la particularité d’être diurne ou nocturne en fonction des saisons.

 

 

Pseudacraea glaucina anjouana & Charaxes nicati

Pseudacraea glaucina anjouana & Charaxes nicati

Les papillons

On trouve aux Comores 62 espèces de papillon, dont 45% sont endémiques. Ces deux papillons ont été photographiés à Anjouan, au cœur de la forêt de Moya, au Mont Trindini: le bleu est un Pseudacraea glaucina anjouana, le marron est un Charaxes nicati. Tous deux sont des indicateurs de forêts en bonne santé. Malheureusement, avec la disparition de la forêt naturelle, ces espèces sont de plus en plus menacées…

 

Le furcifer polleni

Le furcifer polleni

Les reptiles

Aux Comores on peut observer 32 espèces de reptiles, dont 46% sont endémiques. Le furcifer polleni est une espèce qu’on trouve à Anjouan et à Mayotte. Il mesure jusqu’à 20 centimètres.

Pas de commentaire.

Ajouter un commentaire