L’ancrage de Dahari dans la société civile comorienne

Ibrahim Said, notre Directeur Executif, nous parle de l’une de ses missions clés pour le développement de l’ONG.Un facteur clé pour la réussite de Dahari sera la participation effective des tous les acteurs sociaux, étatiques et techniques des secteurs d’intervention. Le développement des collaborations avec les différents individus et institutions pertinentes aux Comores est donc l’une des priorités pour moi en tant que Directeur Exécutif.

Au cours du mois de novembre 2013, j’ai effectué des visites de terrain pour nouer des contacts avec les responsables des CRDE (Centre Régional pour le Développement Economique), les autorités locales et régionales et les notables des différents villages d’intervention. L’objectif était également de discuter des modalités de leur participation dans les évènements et les réunions de travail qui seront organisés dans les différents villages en vue de programmer et d’évaluer les activités de l’ONG.

J’ai également rencontré les responsables de la société civile et certaines ONG qui œuvrent à Anjouan notamment MAEECHA (Mouvement Associatif  pour l’Education et l’Egalité de Chance), UCEA (Union des Comité de l’Eau d’Anjouan) et APEP (Association Pédagogique des Enseignants du Primaire). Pour ces dernières, l’intérêt visé était de les familiariser avec l’ONG Dahari.

Ces visites étaient enfin l’occasion de faire passer des informations sur le programme d’activités 2013-2014 et sur les partenaires financiers étrangers, nationaux et de la diaspora, notamment l’Union des Comoriens Anjouanais de la Diaspora (UCAD), qui soutiennent les populations bénéficiaires de l’ONG Dahari dans leurs engagements pour le développement agricole et la gestion durable des ressources naturelles.

 

Dans la zone sud composée de quatre villages (Pomoni, Nindri Kowet et Moya) dans lesquels intervient Dahari, j’ai été reçu par le Préfet de Sima, le Président de la délégation spéciale de la commune de Moya, le conseiller spéciale du Gouverneur d’Anjouan et le Commandeur de la brigade de gendarmerie de Pomoni. Les personnalités rencontrées ont toutes affiché une bonne volonté pour participer aux activités de Dahari. Dans l’entretien avec le Préfet de Sima, j’ai par exemple parlé de la prochaine intervention de Dahari à Pomoni pour réhabiliter le périmètre irrigué exploité par plus de 40 producteurs maraichers. A Kowet, ma rencontre  avec les notables du village et les membres de l’ancien comité de gestion de l’eau à permis de remobiliser la population pour enterrer la conduite principale du réseau d’adduction d’eau de la ville, un travail qui était resté inachevé jusqu’alors.

A Adda, j’ai été reçu par le Président de la délégation spéciale d’Adda, et le Secrétaire Générale du Comité de Pilotage (CP). L’occasion également pour moi de visiter certains bénéficiaires de Dahari dans le village. Adda, avec sa population de 8547 habitants (projection faite à partir du RGPH 2003) à vocation agricole et sa localisation proche de la route nationale, est le village où Dahari enregistre les meilleurs résultats.

Les villages de Salamani, Nganzalé et les deux villages enclavés d’Outsa et Ouzini de la commune de Ngazalée  ont été également visités.

Au-delà de l’objectif d’établir des contacts au sein des populations bénéficiaires des villages d’intervention de notre ONG, mes visites sur le terrain m’ont permis de renforcer ma prise de conscience, d’une part, des besoins d’accompagnement des communautés pour assurer un encadrement technique rapproché et un approvisionnement régulier pour les activités agricoles, et  d’autre part, les besoins des organisations communautaires en matière d’appui pour la gestion des ressources en eau et pour les activités de reboisement.

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