Dahari se lance dans l’éco-tourisme, avec les Naturalistes de Mayotte


En octobre dernier, Dahari a eu le plaisir d’accueillir à Anjouan un groupement des adhérents aux Naturalistes de Mayotte. L’association des Naturalistes, Environnement et Patrimoine de Mayotte (www.naturalistesmayotte.fr) a pour but de faire connaître le patrimoine naturel et culturel de Mayotte et de le protéger.Ce partenariat a permis un échange de connaissances et de points de vue regroupés autour d’une même passion : celle de l’archipel des Comores. « J’ai aimé la rencontre avec les gens et la découverte des réalisations de Dahari, qui donne une image positive du pays ».

Pendant cinq jours, nos guides les ont accompagnés à la découverte des communautés locales, de la culture anjouanaise, des paysages et de la biodiversité de l’île.
A Mutsamudu, nos touristes se sont perdus dans la Médina (le quartier arabe de la capitale) et ont foulé de leurs pas la fameuse Citadelle. A Domoni, ils ont visité le mausolée Ahmed Abdallah et le Palais Royal d’Abdallah III. Au centre de l’île, ils ont atteints le lac Dzialandé. A Bambao, après la visite du Palais Royal de Mawana, ils ont goûté pour la première fois à la bouillie de maïs pendant l’un des repas communautaire, moments privilégiés de rencontre avec les habitants de l’îles qui ont permis des échanges très appréciés des touristes. « Anjouan m’a énormément touchée. La population est accueillante et souriante, leur vie quotidienne force le respect et l’admiration”.

Sur la côte sud, ils ont découvert le village de Moya, l’un de premiers de l’archipel de Comores, longtemps enclavé en amont par la forêt de Moya et en aval par le rocher Ouvanga, qui s’est désenclavé après l’indépendance par la construction de l’unique tunnel d’Anjouan. Et ont profité de sa belle plage.

En terme de faune, flore et écosystème, ils ont pu observer la fameuse Roussette de Livingstone et ont eu la chance d’apercevoir des mères portant leurs bébés, des oiseaux endémiques, des plantes aromatiques comme l’Ylang Ylang, le girofle, la citronnelle, ou encore des orchidées et des plantes médicinales. Enfin, ils ont pu observer près de Sima l’un des fameux cocotiers ramifiés, phénomène rare et impressionnant.

Nos touristes ont été impressionnés par la culture des fleurs sur l’île. Par ailleurs, ils ont été particulièrement touchés par la problématique de la déforestation anjouanaise, cause de l’actuel fonctionnement irrégulier du centre hydraulique de Lingoni, qui alimente normalement les villages de la région sud de l’île. « J’ai beaucoup aimé l’équilibre entre nature – culture et dimension sociale : voir les paysages, quelques restes d’histoires et toucher un peu du doigt ce qu’est la vie des agriculteurs»

L’expertise Dahari et le tourisme durable

Dahari propose un tourisme durable qui se base sur le respect des hommes et de la nature, sur cette île encore sauvage et préservée du tourisme. Cette activité génère des revenus directs pour la population locale, et des revenus indirects à travers le réinvestissement de la marge gagnée par Dahari sur le terrain.

C’est ce qu’ont apprécié les Naturalistes de Mayotte : « Cette visite éco-touristique laisse l’impression d’avoir touché du doigt quelques réalités », « J’ai beaucoup apprécié ce type de voyage qui permettait un réel dialogue avec les locaux, une rencontre sincère et spontanée. »

Fil rouge de cette découverte, nos missions de gestion durable des ressources naturelles. Nos amis ont ainsi pu découvrir l’action de Dahari dans les villages d’intervention et rencontrer les acteurs locaux du projet. Ils ont proposé, pour une prochaine fois, d’organiser « une matinée sur une parcelle de « travaux pratiques » afin de « donner un coup de main pour la cueillette, la récolte ou l’embocagement ».

« Je suis particulièrement impressionnée par la qualité de travail de l’ONG. Ce n’est pas si fréquent de voir une telle implication des gens de l’association, le réel soucis d’impliquer les bénéficiaires, de respecter leurs besoins : cela se ressent dans la qualité des liens développés avec la population ».

La force de Dahari repose surtout sur son équipe experte, constituée d’agronomes immergés dans les communautés, comme Badrou par exemple, et des spécialistes de la biodiversité, Ishaka et Amélaid, qui ont su partager leurs connaissances et être à l’écoute des touristes et de leurs interrogations : « L’encadrement par Badrou, Ishaka et Amelaid : trois voix pour donner à voir et expliquer une réalité complexe, celle de la terre ».

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