Espèce phare Roussette de Livingstone

La Roussette de Livingstone, Pteropus livingstonii, endémique des îles d’Anjouan et de Mohéli, est une espèce phare des Comores, c’est également la priorité en termes de conservation pour Dahari. Les études écologiques menées par le Projet ECDD ont montré que de nombreux dortoirs d’Anjouan ont disparu pendant ces dix dernières années, et que la plupart des dortoirs restants sont menacés par des glissements de terrain, par le déboisement, et par l’expansion des terres agricoles.

La roussette de Livingstone, la plus célèbre des roussettes, est découverte sur l’ile de Mohéli par le chercheur David Livingstone. Elle se distingue par sa grande taille. C’est la quatrième plus grande espèce de chauve-souris au monde : l’envergure de ses ailes peut atteindre 1,50 à 2 mètres. Elle se caractérise par un pelage brun foncé à noir avec des poils de couleur jaune au niveau des épaules et de l’aine. Cette espèce est rencontrée dans des zones très accidentés des forêts, au-delà de 200 mètres d’altitude pour l’île de Mohéli et de 500 mètres d’altitude pour l’île d’Anjouan.Les roussettes de Livingstone sont visibles de jour dans des arbres-dortoirs d’environ 20 mètres généralement situés sur des pentes très raides exposées Sud-Est ; recevant la lumière matinale et étant ombragés dès le début d’après-midi. Leurs sites de nourrissage sont toujours inconnus. Leur alimentation est principalement basée de fruits et de feuilles.

Cette espèce est menacée d’extinction, notamment en raison de la modification de son habitat due à  la déforestation, à l’expansion des activités agricoles et également à cause des risques naturels comme les glissements de terrains qui emporteraient les arbres-dortoirs ou des risques de catastrophes climatiques, qui restent néanmoins rares, mais pourraient décimer les arbres et leurs fruits, source première d’alimentation de ces roussettes.

Une meilleure connaissance de l’écologie et du comportement des roussettes de Livingstone est indispensable pour permettre une meilleure conservation de cette espèce, C’est ce à quoi s’était engagé le projet ECDD et s’engage actuellement l’équipe de Dahari.

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