LE PROJET DE CONSERVATION DU CEPF

Titre du projet : “Identifying terrestrial conservation priorities on the island of Anjouan, Comoro Islands and setting up a long-term monitoring system”

En 2015, Dahari bénéficie d’un financement du Fonds de partenariat pour les écosystèmes critiques (CEPF) pour une durée de deux ans et demi.  A Anjouan, les données écologiques pour identifier les priorités de conservation manquent. De ce fait, Dahari va mettre en place plusieurs projets de recherche scientifique avec ses principaux partenaires internationaux. Dahari se concentre sur trois domaines de recherche :

(1) identifier les besoins écologiques de deux espèces emblématiques d’Anjouan, Pteropus livingstonii (Roussette de Livingstone) et Eulemur Mongoz (lémur Mongos). L’équipe de Dahari va mener des comptages des roussettes et des lémurs pour pouvoir évaluer la population des espèces et leur évolution. La qualité de l’habitat des espèces sera également évaluée

(2) identifier les espèces indicatrices de la forêt naturelle et/ ou menacées parmi les oiseaux, les papillons et les reptiles, par l’analyse des données récoltées par Dahari de 2009 à 2012 et de la littérature publiée sur ces espèces. Ensuite, l’équipe va mener des recherches plus avancées pour compléter une liste des espèces à suivre sur le long-terme.

 (3) identifier les facteurs qui mènent à la destruction de la forêt indigène. Nous mènerons des enquêtes sociales sur l’utilisation du bois qui identifieront les quantités, qualités ou types d’arbres extrait de la forêt de Moya pour le bois de chauffage, la construction, la fabrication du charbon, et la distillation d’ylang-ylang. Une cartographie fine de la forêt restante et des recherches sur l’impact de plantation agricole sous couverture forestière seront également mise en place.

Tous ces résultats seront intégrés dans la création d’un programme de suivi participatif avec les communautés.

En termes de capitalisation, certains axes de recherche seront étendus sur les autres îles de l’archipel. Les résultats seront également utilisés afin d’informer sur la pratique et la politique de conservation aux Comores. L’ONG compte aussi publier cinq articles scientifiques pendant la durée du projet, et former les biologistes locaux aux différentes techniques de recherches et d’analyse des données.