L’économie des Comores

Les Comores sont parmi les cinquante pays les moins développés du monde selon les Nation Unies et la dernière enquête détaillée a montré qu’environ 50% des Comoriens vivent en-dessous du seuil de pauvreté. Le PIB est inférieur au taux national de croissance démographique et donc le PIB effectif par habitant est négatif et en baisse. Une grande partie de la population dépend des aides de la diaspora comorienne (principalement en France et à Mayotte): en 2004, on estime que la diaspora avait envoyé 35,4 millions de dollars US. Avoir des parents à l’étranger joue donc un grand rôle dans la richesse relative d’une famille.

Les informations suivantes sont tirées du document SCADD (Stratégie de Croissance Accélérée et de Développement Durable, 2015)

 

Les secteurs productifs

Le secteur agricole est primordial pour l’économie comorienne ; il contribue pour environ 46% du PIB, 57% des emplois et près de 90% des recettes d’exportation. Cependant le pays importe de plus en plus de produits alimentaires et se trouve dans une situation d’insécurité alimentaire et de grande vulnérabilité.

Les principales cultures vivrières sont: la banane, le manioc (tubercules et feuilles), la patate douce, le taro, la pomme de terre, les légumineuses, le maïs et les noix de coco. Les principales cultures de rente sont: la vanille, le clou de girofle et l’essence d’ylang-ylang.

Le secteur de l’élevage n’a pas atteint les résultats escomptés à cause des races animales peu productives, des problèmes sanitaires et d’encadrement des éleveurs.

 La pêche occupe une place importante dans l’économie du pays. Le poisson reste l’une des principales sources de protéines animales du consommateur comorien et près d’un cinquième de la population dépendrait largement pour ses revenus de l’exploitation des ressources halieutiques.

Le secteur industriel comorien est caractérisé par un niveau d’industrialisation encore embryonnaire et faiblement intégré au reste de l’économie. Sa contribution à l’emploi est modeste.

Le secteur du tourisme : L’Union des Comores dispose d’un patrimoine touristique extrêmement riche et varié. Cependant, de nombreuses contraintes freinent le développement du secteur touristique comorien, telles que l’absence de document de stratégie pour orienter le secteur ; le manque de main-d’œuvre touristique qualifiée ; la capacité limitée des institutions de formation en tourisme ;et la gestion inefficace des ressources naturelles et culturelles ;

 

            Des infrastructures physiques déficientes

Aux Comores, la capacité de production, de transport et de distribution de l’électricité ne permet de répondre qu’à une faible partie de la demande d’énergie (45% en 2012). Le pays éprouve des difficultés à rendre disponible l’énergie électrique à moindre coût, notamment pour les ménages pauvres. Le réseau routier couvre un total de 834 kms, dont 508 kms en Grande Comore, 232 kms à Anjouan, et 94 kms à Mohéli. L’état de ces routes s’est fortement dégradé au cours de la dernière décennie et rend le transport difficile.

Les infrastructures portuaires de l’archipel ne sont pas à la hauteur des besoins minimaux, tant en matière de normes de sécurité que de gestion de volume d’activités. En effet, pour les ports de Moroni (Grande Comore) et de Fomboni (à Mohéli), il existe une incompatibilité entre les infrastructures portuaires et les moyens navals mis en exploitation. L’aéroport international de Moroni est le principal aéroport du pays, accueillant la totalité du trafic international. Cependant, au niveau des infrastructures, des investissements demeurent nécessaires, dont le renforcement des chaussées aéronautiques..

S’agissant des technologies de l’information et de la communication (TIC), Comores Telecom détient le monopole dans la téléphonie de lignes tant fixes que mobiles, et agit  comme le seul fournisseur de services Internet.